2026

Juniors


Jean Zunino

-11ans-

Une randonnée dramatique

Un matin d’été, sous l’épaisse frondaison des arbres, mes frères et moi avons décidé de faire une randonnée en forêt : le feuillage épais des arbres nous attirait.

Après de rapides préparatifs, le temps de faire nos sacs et d’y mettre quelques provisions, nous partîmes.

L’ombre des arbres nous couvrait de tous les rayons du soleil. Attiré par la vue de ces arbres majestueux, je me trouvais souvent à la traine ; mais mes frères, Louis, Guillaume, Rémi et Charles, me pressaient et me traitaient de bébé : piqué par ces paroles, je me dépêchais, et je les rejoignais. Mais je me laissais toujours distancer.

Nous arrivâmes enfin près d’une petite cascade d’eau limpide, claire et fraîche, auprès de laquelle s’étendait un champ de mousse parsemé de petites violettes et de coquelicots. Cette clairière était entourée de chênes centenaires. De petites pousses s’étiraient à leurs pieds ; mes frères, charmés de ce petit coin de paradis, se décidèrent tout de suite pour manger à cet endroit. Moi-même, j’étais trop en extase pour faire quoi que ce soit !

Après le déjeuner, qui comprenait quelques sandwichs, un gros paquet de chips et des yaourts, je découvris quelque chose qui me fit sursauter ; j’appelais alors mes frères qui accoururent : « Regardez, m’exclamais-je, regardez-çà ! ». En effet, caché par la mousse et le lierre, un mur sans doute vieux de quelques siècles se dressait. Mes frères eurent tôt fait de le dégager, et une écriture à-demi effacée par le temps devint visible. Mais, soudain, on entendit un féroce grognement, et Guillaume tomba bizarrement à terre. Un sanglier venait de le charger. Terrifié à l’idée qu’il m’arrive la même chose, et sans penser à mon pauvre frère, je pris mes jambes à mon cou et je grimpais jusqu’à la cime de l’arbre le plus proche avec une agilité surprenante. Charles, lui, traversa le ruisseau et courut dans les bois ; Louis et Rémi étaient les seuls à avoir pensé à Guillaume et, après l’avoir chargé sur leurs épaules, ils partirent en toute hâte. Mais sans l’arrivée providentielle d’un chasseur qui mit fin aux jours de la bête, nous ne nous en serions pas sortis comme cela.

En tous cas nous n’irons plus au bois, sûr et certain, car nous nous le sommes promis !!!